MHM… retour d’expérience après une année de test

MHM… retour d’expérience après une année de test

 

Je l’avais promis, le voici. Cela fait bien longtemps que je n’avais pas écrit pour le blog… En effet, cette année, nous étions bien occupées avec ma copine mamaitressedecm1 comme nous avons pu en parler dernièrement sur Facebook avec la prochaine publication de notre travail sur un fichier d’étude de la langue.

Je reprends aujourd’hui mon clavier pour vous faire un premier retour sur mon utilisation de MHM en cm1-cm2. Je sais que certains aiment le contexte et ont besoin de connaitre davantage les conditions de mise en œuvre. Pour ceux qui ne me connaissent pas encore, petit tour d’horizon. J’ai commencé l’année avec 5 cm1 et 18 cm2 et j’ai depuis quelques temps un élève de moins dans chaque cours.  Dans ma classe, il y a des élèves qui seront orientés au collège, un élève à besoin particulier (avec une aesh) et un niveau très hétérogène avec tout ça. Des élèves brillants mais aussi de la grande difficulté scolaire. J’enseigne dans un secteur rural mais pas au sein d’un rpi. J’assure également la direction de l’école. Je ne suis pas dans une école bisounours, loin de là, mais je ne suis pas non plus dans une école de réseau prioritaire, j’entends bien. Je pose donc mon retour, mon point de vue, avec ses qualités comme ses défauts. J’enrichirai également cet article en fonction de vos commentaires, vos questions alors n’hésitez pas !

 

MHM est désormais publié chez Nathan mais reste dispo gratuitement sur le site MHM. Sachez que d’autres publications chez Nathan sont en cours de préparation une parution dans les prochains mois : les jeux remastérisés sous forme de plateaux (vendus en boite) et le guide des séances + ressources! Hâte de voir le résultat.

 

Ce que j’ai aimé :

  • Le guidage qui laisse une certaine liberté.
    C’est agréable d’avoir un outil construit, réfléchi, pensé pour la classe. C’est parfois inconfortable si on se sent trop « contraint ». MHM réussit le pari d’être à la fois exigeante et souple. Comme toute méthode, il faut savoir ne pas la dénaturer, ne pas lui enlever sa substance en voulant l’adapter à tout prix. J’ai testé en restant je pense le plus proche de ce qui était demandé dans un premier temps. Ensuite, j’ai commencé à réarranger certains petits points pour qu’ils correspondent davantage à ma façon d’être, de faire. Mais je ne l’ai pas « désossée », je n’ai pas juste utilisé des « bouts » de MHM car non, ce n’est pas possible, cela n’aurait pas un grand intérêt…
  • La structuration des séances.
    Construites sur un même moule avec rituels, calcul mental et/ou problème puis phase d’apprentissage. L’enseignant sait où il va et les élèves aussi, ils sont vite habitués à la structuration de séances.
  • Le rebrassage permanent des notions.
    Je travaille depuis plusieurs années avec les méthodes de Françoise Picot. Pourquoi ? Parce que j’aime le fonctionnement spiralaire, le rebrassage de notions permanent qui permet aux élèves de mieux ancrer les apprentissages. Ils savent que s’ils n’ont pas tout compris tout de suite, ce n’est pas grave, nous y reviendrons. Les notions ne sont pas étudiées à un moment T puis laissées de côté, elles reviennent et les élèves prennent plaisir à mesurer leur avancée (pour le peu qu’on les aide à le voir pour certains… car ce n’est pas facile du haut de leur jeune âge de se projeter ainsi et d’avoir le recul nécessaire)
  • La différenciation mise en avant.
    MHM propose, à mon sens, vraiment de s’adapter au besoin de chaque élève. Chacun peut progresser à son rythme. Ceux qui avancent bien peuvent foncer et trouveront toujours de quoi être « nourri ». Ceux qui ont plus de difficultés pourront toujours avancer plus doucement et avoir des temps d’accompagnement dédié. Je fonctionne beaucoup sur le mode tutorat et MHM permet de le mettre en œuvre.

Ce que j’ai trouvé difficile :

  • La préparation matérielle.
    Dans un premier temps, j’ai malheureusement suivi ce qui se disait sur les réseaux sociaux… Certains auraient passé tout leur été à préparer le fameux matériel. Alors, oui, on peut y passer son été. Personnellement, je n’ai pas procédé ainsi. J’ai préparé le matériel « à vue ». C’est-à-dire pour deux semaines, trois au max sur les premières périodes. Pourquoi ce choix ? Parce que préparer trop en amont demande beaucoup de travail « manuel » mais il n’est pas accompagné de la réflexion sur sa mise en place, la projection sur son utilisation réelle au sein de la classe. Aussi, si j’avais préparé trop en avance, j’aurai dû me replonger dans certains jeux, certains fichiers etc pour mieux les comprendre et les présenter aux élèves. J’ai préféré faire au fur et à mesure, réfléchir à l’utilisation de chaque matériel pour le présenter aux élèves et le mettre sous la meilleure forme possible pour cela. Pour les fichiers, une grande partie de ceux-ci sont réutilisables si on adapte légèrement, que l’on a une pratique de mise en place un peu différente… Ce sera toujours ça de moins à faire l’an prochain. Pour les jeux, même chose, une fois faits, ils seront durables. Les impressions d’exercices ? Pour certains, ils sont projetables, « recopiables », et pour les autres, une fois la trame imprimée en année 1, le travail de repro sera facilité pour l’année suivante. Pour résumer, oui, cela demande un investissement et une préparation matérielle, réfléchis, mais la première année seulement, le temps d’appréhender et de saisir les contours de la méthode.
  • L’évaluation par observation « sur l’instant ».
    Je n’arrive pas encore à utiliser les grilles d’observation, ni moi, ni les élèves. Après quelques mois d’utilisation, je maitrise mieux certains points et je commence à réfléchir sur le positionnement en classe et les outils pour ce point en particulier.
  • La construction des évaluations.
    Difficile de se détacher des « habitudes » avec des évaluations périodiques, calibrées… Pour certains points, l’observation quotidienne, les entretiens avec les élèves suffisent. Pour d’autres, j’ai encore besoin de passer par une évaluation calibrée. J’ai utilisé celles de 1, 2, 3 parcours maths ponctuellement. Elles sont courtes, ciblées et fournissent les informations nécessaires. On peut ainsi être avec un groupe d’élève au besoin et engager le dialogue pour comprendre leur fonctionnement et évaluer au mieux.

Ce que les élèves aiment :

  • Les séances dites « ateliers ».
    Ils aiment travailler en groupes, sur des supports variés et les phases de « jeu ». Avez-vous déjà vu un élève réclamer un jeu avec des fractions et décimaux, sur les aires ? Le jeu « dépasse pas un » est un de leur préféré. Si je leur laisse choisir, à tous les coups, ils se ruent sur celui-ci ou sur la guerre des champs.
  • Les phases « rituels » et « calcul mental ».
    Ils disent que ça « échauffe » leur cerveau
  • Le travail à partir de mini fichiers.
    Ils aiment ce support, différent, maniable, qui leur permet d’avancer à leur rythme, pas à celui du voisin.
  • Les activités qui « changent ».
    Ils découvrent avec plaisir comment les maths les entourent. Manipulations, jeux vers l’abstraction. On replace les notions dans leur contexte. Les séances de construction et d’apprentissage des notions en sont facilité. Le plaisir offre un meilleur apprentissage et ancrage.

Ce que j’utilise pour « compléter » :

Ce que je n’ai pas mis en œuvre :

Le rallye maths.
Je participe chaque année au rallye maths de mon département. Je prépare ce rallye en commun avec une classe de 6e du collège voisin. Nous organisons une rencontre pendant la semaine des maths et c’est depuis maintenant 4 ans, un chouette moment de partage autour des maths. J’ai donc remplacé ces séances par notre rallye maths. Cette année encore, les modules de notre rallye concernaient : la programmation (tuxbot), le calcul (la course à 20 et 30), la géométrie (pliage origami).

 

Je pense avoir fait un tour d’horizon. Sur mon Instagram, vous pouvez trouver ça et là des photos d’activités MHM (quand j’ai pensé à en faire)… Maintenant, à vous de me dire !
Commentez, échangeons et partageons. Enrichissons-nous les uns les autres. 😀

33 thoughts on “MHM… retour d’expérience après une année de test

  1. Bonjour et merci pour cet article.
    Je suis en Cm1 Cm2 avec 21 élèves dans une école un peu difficile, mais comme on a mis dans le double niveau les élèves les plus autonomes le niveau de classe est bon.

    Je suis globalement d’accord avec ton analyse. Ayant découvert la méthode le 20 août, je n’ai pas vraiment eu le temps de préparer tous les jeux à l’avance 😊 et donc j’ai navigué à vue, ce qui est tout à fait jouable. Sur les points positifs et ceux appréciés par les élèves je suis d’accord. J’y ajouterai l’apport essentiel de la communauté des utilisateurs de MHM avec les groupes Facebook. Et aussi le plaisir pour l’enseignant de sortir des sentiers battus, de donner enfin du sens aux maths en les rendant ludiques (les jeux, les legos, la sortie maths, les rallies…)
    La plus grande difficulté pour moi reste l’évaluation. J’ai du mal à trouver une ligne claire entre observation et évaluations écrites ponctuelles. J’ai aussi évalué les fichiers, mais comme certains les faisaient à la maison en se faisant aider ou avec des camarades ce n’est pas toujours représentatif. Mais ça récompense aussi l’effort fourni et la persévérance car les élèves ont le droit de se corriger et de me le rendre une deuxième fois pour améliorer leur note.
    Globalement très content de MHM, une des réussites de cette année. J’échangeais avec une collègue qui le fait et me disait qu’elle avait peur au début que l’ensemble soit décousu du fait du manque de continuité mais qu’en fait les résultats sont excellents et les notions maîtrisées dès qu’elle fait des evals écrites. Je confirme de mon côté.
    Voila. Merci pour ton article !

    1. Merci pour ton retour. Il est très juste et complète effectivement ce que je disais. Je me retrouve dans tes mots. Mes élèves ne font pas à la maison mais s’entraident et parfois certaines réussites sont à moitié les leurs… Dans tous les cas, ça reste positif. 😃

  2. Merci pour ce retour ! J’ai deux questions pour toi :

    1) As-tu vu un quelconque inconvénient à cette méthode ? Quelque chose t’a-t-il posé le moindre souci, même « normal » ?

    2) J’ai beaucoup de jeux, quelques séances voire séquences « toutes prêtes ». Est-ce qu’elles peuvent s’intégrer dans la méthode facilement ?

    1. Ce qui m’a posé quelques soucis était parfois de comprendre où voulait en venir l’auteur pour certaines séances. Il faut aller voir pour cela l’explication dans les débuts de module et lire plusieurs séances en amont. Et surtout, le souci de l’évaluation telle qu’elle est présentée dans le guide explicatif. Je n’y arrive pas encore comme l’idéal est présenté.

      Pour les jeux, tu peux facilement utiliser d’autres jeux pourvu qu’ils servent le même objectif. Nicolas Pinel en recense d’ailleurs sur son blog.
      Pour les séances toutes prêtes, je pense aussi que oui si tu cibles bien le moment où les présenter par rapport à la progression. Si le même objectif est poursuivi avec la même philosophie, je ne vois pas en quoi cela poserait problème. D’autant que les phases de régulation sont aussi là pour servir de tampon, de façon de revoir les choses, de les présenter différemment parfois selon les besoins.

      Cela répond-il à tes questions ?

  3. Après une première année en MHM CM2, je rejoins tes constats et j’ai la même expérience : navigation un peu à vue, bidouille pour adapter les activités en restant proche de l’esprit de la méthode, inquiétude parfois de ne pas comprendre où on allait (le groupe Facebook a bien aidé sur ce point, même s’il m’a aussi fait flipper avec des témoignages d’enseignants systématiquement 4 modules devant moi ! )
    Je suis heureuse du cadre que me donne la méthode (je me rappelle sans cesse de combien je nageais avant, c’est rassurant d’avoir une base solide à questionner plutôt que de tout faire à l’intuition..), heureuse de voir l’impact et l’efficacité de certaines activités, heureuse de voir mes élèves acteurs.
    Les deux questionnements que je garde sont les suivants : d’une part, très dur de rentrer dans la programmation spiralaire qui donne l’impression de survoler les notions. Une part de moi ne peut s’empêcher de penser que certains élèves ont besoin d’une répétition systématique d’une activité, et que « 4 fois en rituel puis plus du tout pendant un mois » ce n’est pas suffisant. J’essaierai l’an prochain de mieux calibrer les devoirs et les séances de remédiation dans ce but.
    D’autre part, l’évaluation : je suis à fond pour une évaluation différente (je travaille en ceintures pour le français) mais l’observation au quotidien pendant que je découvre la méthode et gère la séance de maths, c’est juste pas faisable. Les fichiers c’est top mais ils se font la main dessus : à quel moment on peut les considérer comme l’évaluation finale ? Certains de mes élèves sont toujours dans les 20 premiers problèmes du premier fichier problème quand je dois imprimer le troisième pour d’autres. Ça me complique la vie et je n’ai pas de solution satisfaisante pour le moment ! J’ai vu que des enseignants voulaient articuler ceintures et MHM, j’en rêve ! Le contrôle continu c’est la vie…quand il ne repose pas sur l’enseignant à chaque minute du quotidien !

    Dans l’ensemble je suis contente d’avoir commencé MHM car la méthode m’oblige sans cesse à me questionner sur les maths et ma manière de les enseigner. J’aime les jeux, les fichiers et le fonctionnement en ateliers (que j’aimerais développer davantage l’an prochain). Je sais aussi que ma pratique va se bonifier avec le temps et c’est motivant.
    C’est un plaisir aussi de voir mes élèves s’éclater pendant les jeux, jusqu’à se chamailler dans les couloirs quand on finit une partie juste avant la récré et que le score est contesté 😁

    Si je devais ajouter un conseil à ton article, ça serait de ne rien plastifier la première année : je l’ai fait en début d’année pour certains supports (notamment les jeux) et j’ai quasiment systématiquement trouvé des choses à améliorer (formulation des consignes, petits détails à simplifier dans les règles, astuces plus pratiques à repenser..) je vais recommencer pas mal de choses différemment l’an prochain !

    Bref un bilan en construction, avec des points d’appui et des choses à améliorer pour la suite 😊

    1. La programmation spiralaire, ça effraie beaucoup certains. C’est une façon de travailler dans laquelle il faut se retrouver, assurément. Les rituels évoluent, partent puis reviennent comme des piqûres de rappel. Il faut en fait le temps de « maturer » les notions pour pouvoir y revenir à distance et laisser un nouveau temps de maturation. Les aller-retours sont ainsi profitables. Mais mais mais, il y a des adeptes (comme moi) et d’autres qui préfèrent fonctionner en séquence après séquence, sans revenir vraiment sur ce qui aura été vu en premier lieu.
      Pour l’évaluation, comme tu peux le voir, ça reste un des points que je veux approfondir l’an prochain. Maintenant que je maitrise le contenu et déroulé des séances sur une année, que je ne navigue pas complètement à vue, je pourrais me consacrer au reste. Je laisse reposer tout ça, maturer et cet été, je ferai sans doute part de mes « trouvailles », de ce que je souhaite faire pour l’année prochaine, préciser comment je compte m’organiser.
      Pour la plastification, entièrement d’accord. Bien réfléchir à l’utilisation, tester le matériel avant de plastifier. Très bon conseil. Je vais aussi reprendre quelques supports, à moins que je n’investisse dans ceux de Nathan car de ce que j’ai pu apercevoir par Nicolas Pinel sur twitter, ça donne envie!

      1. Je suis favorable à la progression spiralaire, je trouve ça pertinent que les élèves reviennent plusieurs fois sur les notions pour les réactiver. Ce qui me paraît difficile ici, c’est que la distance entre deux occurrences d’une notion me paraît trop grande et me donne l’impression de faire re-découvrir la notion à certains élèves fragiles à chaque fois !
        Je fais également le constat (pas simple à gérer) que ce rythme spiralaire colle assez peu avec trois bulletins dans l’année. Je me suis creusé la tête à chaque fois pour savoir quelle compétence y faire figurer: beaucoup de choses commencées, très peu de choses pour lesquelles je puisse dire « ça, c’est acquis ! » puisqu’on y revient sans cesse par la suite. J’essaierai de mieux anticiper l’année prochaine ou peut-être de découper davantage les compétences évaluées.

        1. C’est le plus compliqué dans le spiralaire. C’est aussi un des points que je veux travailler plus en profondeur l’an prochain. Ce sera mon gros chantier. Ça m’avait fait la même impression quand j’ai démarré Picot il y a 8 ans. Donc je ne suis pas inquiète et j’avais annoncé en début d’année que ce serait différent cette année… Nous sommes passés au semestre dans notre école, j’avoue que ça résout quelques problèmes.
          Pour les élèves fragiles, même la répétition en boucle n’assure pas la maîtrise. Pour les autres, la distance est nécessaire. Se remémorer, retrouver le principe, se situer sur le chemin de la notion. C’est plus rassurant que « on fait, on évalue. On pense que c’est maîtrisé. » oui, Sur l’instant. Quelques semaines, ré interrogeons les. Qu’en reste-t-il de cette évaluation ? Est-ce toujours vrai ? La maîtrise est-elle réelle ?

  4. Bonjour
    Merci pour ce retour!
    Je pense tenter la méthode ence1/ce2 l année prochaine…. j’aurais la classe 3 jours sur 4. S agit-il de ton cas en tant que directrice ? Si oui, comment t es -tu organisée avec ta décharge ?
    Merci pour ta réponse

    1. Merci de relever ce point que j’avais zappé. J’ai une super décharge qui a accepté direct de tester avec moi. Nous suivons donc la programmation. Néanmoins, je m’occupe de la préparation matérielle pour ne pas non plus la surcharger. C’est super appréciable pour les élèves qui ne ressentent pas de rupture ainsi. Il me semble que ma collègue ne trouve pas cela désagréable. Elle apprécie ne pas être cantonnée à un domaine et savoir à l’avance ce qu’elle devra faire. On fait le point ensemble régulièrement. Pour les séances de régulation par contre, on décale pour que cela tombe sur mes jours afin d’avoir un suivi plus simple. 😃

  5. Bonjour, ravie de tomber sur ton avis. Ma collègue a mis cette méthode en pratique cette année et en est satisfaite. Je pensais donc m’orienter vers cette méthode l’an prochain. Puis elle m’a parlé de son temps de correction… lié à l’individualisation des fichiers. Corriger des exos différents selon où en est chaque élève waouh…
    Quel est ton retour sur ce sujet ? (J’ai du mal à restreindre mon temps de correction, et ne veux pas me lancer dans qq chose qui va me faire rester à l’école jusqu’à 19h….)

    1. Paradoxalement, je passe moins de temps de correction qu’auparavant. Au début de l’année, ça m’a fait peur. J’ai eu le même souci que ta collègue. Et puis j’ai fini par trouver une organisation qui roule et me permet au final de corriger relativement vite et de garder trace de tout cela. Sur le groupe facebook, une collègue a gentiment partagé une fiche de suivi des fichiers, pour l’élève, comme pour l’enseignant, c’est un très bon outil. J’ai également un tableau récapitulatif, mural, avec les suivis des élèves pour chaque fichier. Cela me sert également pour les évaluer. L’an prochain, je pense le passer en classeur et faire évoluer la gestion des fiches individuelles pour encore gagner du temps sur ce point + avoir un meilleur suivi.
      Situons donc le contexte: je finis la classe à 16h15. Je pars rarement après 18h. Et les 3/4 du temps, c’est plutôt la direction qui m’occupe le soir avant de partir… Je n’emmène pas de cahiers à la maison. Je corrige le midi, j’y consacre en gros 3/4h maximum pour corriger maths et français du matin. Si je n’ai pas eu le temps de tout voir, ou qu’il y a la deuxième séance de maths sur un après-midi, je finis le soir (ou bien je corrige aussi au vol quand c’est possible). Les traces sur cahier sont généralement courtes et même s’il y a diversité de réponses et de niveau, les fichiers corrigés aident énormément + ne pas hésiter à travailler avec un groupe, corriger au fil certains.
      En espérant que mes réponses puissent t’aider.

      1. Merci pour ta réponse détaillée !
        De nombreuses fois cette année j’ai cherché des séquences plus intéressantes que celles proposées dans mon fichier (Ermel et autres) et souvent ma collègue me disait : on va faire la même chose avec MHM !!! Alors j’attends avec impatience de connaitre mon affectation l’année prochaine pour me lancer.
        Dernière question : quels sont les essentielles pour débuter selon toi ? Je suis la page FB de MHM, ma collègue me dit qu’elle a d’abord potasser le guide MHM, est-ce utile ?
        Merci beaucoup ! 🙂

        1. Oui, le guide noir, c’est la base. Et tu peux le lire dès maintenant. Il te sera utile pour mhm et les maths en général en fait. Tu pourras aussi regarder la vidéo qui permet de reprendre des points du livre, ça éclaire à distance. Pour le guide noir, une ou plusieurs lectures à distance seront aussi profitables car tes perceptions et pratiques évolueront.

  6. Bonjour,
    Très bonne idée ce retour ! J’ai démarré la méthode avec mes cm1 cette année. Le plus difficile a été ma crainte de ne pas avancer assez vite pour couvrir les notions essentielles. Mais en fait, même si je suis loin d’avoir fini, mes élèves ont fait plus de maths que les années précédentes. Et ils y ont pris du plaisir ! L’an prochain je serai encore plus rigoureuse sur le suivi individuel des fichiers et des fiches réponses. Bonne idée d’afficher un tableau récapitulatif. Pas facile à gérer au moment des ateliers les « maîtresse, je ne trouve pas mon fichier » 😬
    Et je passe trop de temps pour les rituels et le calcul mental, par peur qu’ils n’aient pas compris. J’espère avoir le même niveau l’an prochain pour améliorer tout ça.
    Merci pour cet échange !

    1. Les fichiers, ils ne les ont jamais avec eux. Pour une grande partie, ils sont réutilisables, ils n’ecrivent pas dessus. Pour ceux sur lesquels ils écrivent, je les stocke dans une boîte et je vérifie de toujours tous les avoir au moment du ramassage pour correction. Il faudra que je refasse des photos de tout ça pour expliquer au mieux.
      L’année prochaine, j’améliorerai mon fonctionnement. Je serai moins prise par la mise en œuvre des séances. 😃

  7. Bonjour
    Un grand merci pour ce retour. J utilise Cap maths depuis plusieurs années en ce2 puis en cm1. Et évidemment je m interroge sur cette méthode qui a commencé à être mise en place cette année au cycle 2 dans mon école. Connais tu Cap maths? Si oui, peux tu comparer les 2. Ton avis m intéresse. Merci

    1. Cap maths, je n’ai pas utilisé depuis longtemps… Difficile de faire un comparatif. J’avais laissé tomber cap maths qui était trop inaccessible pour mes élèves, trop lourd à gérer pour moi. Mhm demande aussi de la rigueur et est exigeant vis-à-vis des élèves mais laisse une plus grande souplesse et adaptation, notamment dans la différenciation.

  8. Bonjour,
    Voici un bon retour de la méthode. Je me suis lancée aussi cette année avec mes 30 CM2. Ayant une décharge, je lui prépare aussi le matériel. On suit les séances au fur et à mesure. Je pense qu’effectivement l’an prochain, je garderai les séances de régulation. Au fur et à mesure, j’avance dans le suivi individualisé des élèves en testant des tableaux pour le fichiers. Je pense que l’an prochain, j’aurai une vision très précise de mes élèves et de leurs difficultés. J’aimerai rajouter les ceintures des tables et de calcul posé pour encore plus différencier.
    Concernant le matériel à fabriquer : oui la première année, il faut plastifier, ranger, organiser mais j’espère bien que l’an prochain, je mettrai ce temps pour approfondir les évaluations. Car effectivement pour avoir une évaluation traditionnelle, c’est compliqué du fait de la progression spiralaire…
    J’aime beaucoup le fait de revenir sur les notions à plusieurs reprises dans l’année.
    Question : les notions divisions et divisions des décimaux arrivent vraiment en fin d’année et si on prend un peu de retard dans les séances (le rythme est soutenu), ce sont des notions qui risquent de passer à l’as…
    A voir.

    1. La division est vue très tôt chez les cm1. La division avec quotient décimal est vue en période 4/5 si on arrive à tenir le rythme. C’était aussi ce que je faisais les années précédentes. Avec les ceintures de calcul, certains l’avaient déjà expérimentée. Si on avance ça, il faut décaler autre chose… A voir donc dans la mise à jour qui va être proposée.

  9. Très bon retour et complet. Je me retrouve complètement dans ce que tu écris notamment pour les évaluations. J’ai testé cette année avec des CM1 et redémarrait en cycle 3, donc je trouve que la méthode m’a bien aidée et surtout je trouve qu’elle donne beaucoup de sens aux apprentissages par l’utilisation de certains outils comme le glisse-nombre…. J’avais le sentiment d’être bien armée pour expliquer chaque notion et que celles-ci (comme la division) étaient très bien amenées en amont par des jeux et autres…
    En revanche, il faut bien penser à relire le guide noir au cours de l’année afin de ne pas perdre de vue le fait de penser à expliciter les notions en jeu: qu’est-ce qu’on a appris…. Cela aide les élèves à y mettre du sens et à faire des parallèles entre jeux/outils/savoirs.
    Il ne faut pas perdre de vue non plus que M Pinel a fait une progression qui inclut que certaines choses soient laissées pour la 6è.
    Enfin, je ne sais pas quelles seront les adaptations/changements de la nouvelle édition, mais je suis restée sceptique sur les conversions de mesure. Je me souviens qu’en Cm1, elles arrivent un peu comme un cheveu sur la soupe vers les 1ers modules , alors que les élèves ne se souviennent plus forcément comment convertir. On y revient plus tard mais …. je reverrai cela l’an prochain.
    Et j’oubliais: pour ma part j’espère garder du cm1/cm2 et ne pas avoir de ce2/cm1 car ce n’est vraiment pas l’idéal pour cette méthode.

  10. Bonjour,
    Un grand merci pour ce retour et pour tout le travail que tu partages ici, depuis mes premiers pas en cycle 3 je puise des idées et des ressources ici !
    Bon courage pour cette fin d’année qui laissera place à de belles vacances bien méritées !

  11. Bonjour
    Eh bien moi cette année j’avais du ce2 au cm 2 et M Pinel m’a conseillé de commencer avec tout le monde.
    Je passe sur la préparation matérielle…
    J’ai été confrontée aux soucis de l’évaluation ( j’ai laissé tombé les tableaux).et de la programmation ( vue d’ensemble), la géométrie très légère, les mesures et grandeurs…

    Pour les jeux, ils ont aimé mais je fonctionnais déjà en jeux ( donc ça en fait de nouveaux, j’ai aussi acheté en double l’atelier des potions, trop simple), je différenciais beaucoup et fonctionnais par compétences: un ce2 pouvait suivre avec les cm sur le calcul par exemple…

    Et là pour le coup sur trois niveaux, j’avoue que mes élèves et moi avons eu la sensation que j’étais moins efficace: certains cm s’ennuient ( fichiers faits très très vite),ils me l’ont dit, impossible de faire suivre un ce2 avec les cm…
    J’ai fait travailler les cm ensemble soit 14 élèves mais les cm2 s’ennuient,

    Je faisais 30 min d’apprentissage cm et 30 min autonomie et échange avec ce2

    ils auraient eu plus souvent besoin de moi sur des fichiers, les pbs!!!

    Autant j’explicitais les objectifs, je différenciais, autant là , j’ai eu du mal.

    Bref je vais retenter, il faut que je prenne du recul, j’ai trop eu la tete dans le guidon

    Difficile aussi pour moi d’expliquer à mes stagiaires: ils ont l’impression que c’est tout simple alors que c’est une méthode très exigeante, qui repose sur des gestes professionnels établis, et avec laquelle il me semble on peut passer à côté de beaucoup de choses.( notamment la méthodologie !!!!)

    Je reste convaincue du bien fondé de la méthode, c’est pour cela que je veux m’y replonger, mais comme je n’ai eu en 21 ans que de vraies classes uniques ou à 5 niveaux ( 1ere année à 3 niveaux!!!), je ne raisonne qu’en terme d’efficacité, et là pour moi,je me pose des questions.
    Toutes les évaluations CM ont été globalement réussies: mais est ce la méthode ou tout ce que j’avais fait les années précédentes?Par exemple, je trouve les ce2 moins au clair sur le lexique géométrique…

    Quelqu’un a t – il eu trois ou quatre niveaux qui pourraient m’aider??

    1. Merci pour ton retour très intéressant. Je n’avais qu’un double niveau, Cm… Chez moi, les élèves ont carburé sur les problèmes. Un domaine que nous travaillons beaucoup dans l’école. J’aurais donc tendance à dire que si tes élèves ont réussi, c’est une bonne promo et que cela doit être dû grâce à ce qui est mis en place les années précédentes également. 🙂
      Je laisserai les collègues aux niveaux triples et quadruples répondre pour le reste.

    2. Merci beaucoup pour ce retour. J’ai des CE-CM1-CM2 avec 28 élèves l’année prochaine (oui, 28 !) et la méthode m’attire mais me fait aussi un peu peur. Je suis très partagée entre l’envie de me lancer et les difficultés d’organisation que ça va engendrer.

  12. Bonjour,
    Bien envie de me lancer à mon tour. Cette nouvelle façon d’appréhender les maths me fait un peu peur en terme d’organisation, mais pour Picot aussi j’avais peur et me voici maintenant séduite! Petites questions par rapport au double niveau. Je vais avoir 6 CM1 et 18 CM2.
    Est-ce que ton point de départ est commun avec tous, CM1-CM2 confondus dans le même style que Picot, ou est-ce qu’il faut tout différencier (j’imagine que certains CM1 peuvent carburer comme certains CM2 peuvent rencontrer davantage de difficultés).
    Et quelle organisation mets-tu en place pour faire les maths? Est-ce que cette méthode permet une mise en autonomie efficace de groupes d’élèves pour avoir le temps de se poser avec un autre groupe? Je cherche vraiment une méthode qui me permet de prendre le temps avec des groupes d’élèves en particulier, plutôt que de papillonner avec tous…
    En te remerciant d’avance.

    1. Je pense qu’il faut que tu lises sur le blog mhm pour mieux appréhender la méthode, voire la vidéo même pour commencer.
      Les départs sont communs mais avec une différenciation incluse cm1 / cm2. Avec ton effectif, tu peux faire 4 groupes de 6, c’est parfait. Cela te permettra de faire tourner les ateliers et groupes facilement. Je n’ai fait des groupes de besoin que lors des régulations. Sinon, j’ai misé sur des groupes hétérogènes et sur le tutorat. Chacun peut aider l’autre et on apprend ensemble, grâce à ses pairs. Cela a permis à chacun de s’y retrouver, élèves en difficultés comme très bons élèves. Il te suffira de cibler l’atelier sur lequel tu interviens lors des phases d’ateliers et un groupe de besoins sur certaines leçons plus collectives ou pendant les temps dits de régulation.
      En espérant t’avoir aidée. ☺️

  13. Bonjour
    Merci pour ce retour sur MHM ! Crois tu qu’une utilisation avec une décharge à 50 % sera gérable ?
    Merci d’avance pour ta réponse

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